Le 20 avril 2017, un policier est assassiné boulevard des Champs-Elysées alors qu’il était au volant d’un car de police. Ce lundi 7 juin, les complices du meurtrier sont enfin jugés.

Xavier Jugelé
Xavier Jugelé, 37 ans

Assassiné 3 jours avant les présidentielles

En pleine période d’élections présidentielles et suite aux attentats de 2015 ayant secoué la France, la police est plus que sollicitée. Trois jours avant les élections présidentielles, l’institution sécurise la capitale dont les Champs-Elysées.

Alors qu’il stationne au volant d’un car de police, Xavier Jugelé, 37 ans, est assassiné de deux balles de fusil d’assault. Aux environs de 20 heures 45 ce soir-là, un assaillant surgit armé d’un AK-47 et tire dans la tête du policier. Dans son attaque, il blesse également deux collègues de Xavier Jugelé.

Immédiatement, le terroriste est abattu par des tirs de riposte. L’assassin, Karim C., avait déjà été condamné à 15 ans de réclusion criminelle pour avoir tenté d’assassiner des policiers. Ce n’est qu’une fois en prison qu’il se radicalise. L’acte terroriste avait ensuite été revendiqué par DAESH.

Quatre hommes jugés pour complicité ce lundi

Sur le chemin pour se rendre au procès, la famille du policier assassiné reste silencieuse. “Ça fera revenir mon fils ? Non« , déclare Michel Jugelé, le père du de Xavier Jugelé. Depuis ce lundi, quatre hommes sont jugés pour avoir joué un rôle dans son meurtre.

« Ce procès va être l’occasion de disséquer la chaine qui a permis à Karim C. d’aller tuer Xavier sur les Champs-Elysées avec une kalachnikov » a expliqué Me Thibault Montbrial, l’avocat de la famille Jugelé.

Sur le banc des accusés : Yanis A., 29 ans et Mohamed B., 28 ans comparaissent pour “infraction à la législation sur les armes” (détention ou cession) et M.M., 27 ans, comparait libre.

Le principal accusé conteste son accusation

Quant au principal accusé, jugé pour association de malfaiteur terroriste, celui-ci conteste les faits qui lui sont reprochés, autrement dit pour avoir fourni le fusil d’assaut à l’assassin.

« Il conteste depuis le début et contestera jusqu’au bout la classification qui a été retenue à son encontre« , explique l’avocat du terroriste, Clarisse Serre. Celle-ci ajoute qu’ils “s’attèleront à démontrer que ce qu’il dit est tout à fait plausible”.

Pour la famille, c’est une évidence. Même s’il n’est pas radicalisé, l’accusé est impliqué dans la vente de la kalachnikov à Karim C, son cousin, « tout en sachant que ce dernier avait une volonté résolue et affichée d’attenter à la vie de fonctionnaires de police« .

« C’est une sorte de complot monté contre moi »

Nourredine A., cousin du terroriste, accusé de lui avoir vendu le fusil d’assaut ayant servi à tuer Xavier Jugelé

Ses antécédents judiciaires ne lui sont également pas favorable puisqu’il à déjà été condamné à condamné à dix-neuf reprises de 2004 à 2013. Il aurait cependant, selon lui, dit à son cousin au lendemain de l’attentat « avoir fait une énorme bourde« .

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