Le 2 décembre 2021

Les prix flambent et les pensions sont sous évaluées avec une perte de pouvoir d’achat de plus de 12% de 2010 à 2020 ; l’inflation en 2021 selon certains économistes serait comprise entre 4 et 5%. Nos pensions ont-elles augmenté de 17% ?

La Loi « Grand âge » annoncée depuis 2017, reportée à maintes reprises, en principe dotée de 6 milliards d’euros est finalement abandonnée ; elle est « remplacée » par une dotation de 400 millions d’euros inscrite dans le PLFSS 2022 ne permettant pas de couvrir l’aide à domicile promise ou de financer les emplois dans les EHPAD à hauteur des besoins.

Un projet de loi de financement de la sécurité sociale catastrophique avec des économies drastiques sur le dos des assurés sociaux. La CNAM envisage de réduire les dépenses de la Sécu à hauteur de 1 milliard en 2022 sur la médecine de ville et à l’hôpital.

Un système de santé à bout de souffle qui se dégrade de jour en jour, avec un manque de personnel, des fermetures de lits ou de services entiers.

La disparition des services publics de proximité dans des zones de plus en plus importantes ne permettant pas une égalité de traitement pour tous sur l’ensemble du territoire.

Une protection sociale complémentaire concernant seulement les fonctionnaires actifs et dont on ne connait pas encore les conséquences sur les retraités de la fonction publique avec des discussions qui trainent en longueur.

CETTE SITUATION EST INACCEPTABLE

A la suite de la mobilisation du 1er octobre dernier où les mécontentements se sont exprimés localement, le Pôle des retraités de la fonction publique s’associe à la manifestation nationale du 2 décembre 2021 à Paris pour :

Une revalorisation des pensions de base et complémentaire indexée sur les salaires et une augmentation de 8% de rattrapage au titre des années antérieures.

Le financement et la mise en œuvre à hauteur des besoins de la loi « grand âge » pour permettre une vie décente à nos aînés.

Dénoncer le budget sous-dimensionné de notre système de santé qui devrait être financé en fonction des besoins par les cotisations sociales et basée sur la solidarité intergénérationnelle. 

La réimplantation de l’État dans les territoires qu’il a désertés afin de garantir une égalité de traitement pour tous à l’accès aux services publics.

La défiscalisation des « complémentaires santé » pour tous les retraités.

La manifestation partira à 13 h 30 ; trajet : Denfert-Rochereau – Invalides.

RDV : sous la banderole du Pôle des retraités à Denfert-Rochereau à 13h.

1 COMMENTAIRE

  1. Lettres aux sénateurs de mon département

    Monsieur le Sénateur

    Je vous adresse ci-après une constatation concernant les retraités
    Les politiques nous mènent tous en bateau depuis très longtemps.

    RETRAITES : 65 ans d’imagination fiscale et de mensonges.⁩

    Heureusement que l’on a oublié sinon cela nous plomberait le moral !A 94 ans cette brave dame a la tête sur les épaules et sait compter.
    Elle a aussi très bonne mémoire en citant tous les intervenants gouvernementaux successifs qui l’ont trahis.
    La lecture vaut son pesant d’or…. !

    Très bien résumée la situation…………………..
    De 1956 à nos jours : 65 ans d’imagination fiscale… et surtout de mensonges.
    Je me présente. Je m’appelle Micheline Sany. Je suis née en 1927 et je vous le dis tout net : à force de tirer sur l’élastique, la corde va péter !
    En 1956, quand Guy Mollet a instauré la vignette pour « fournir un revenu minimum à toutes les personnes âgées de 65 ans et plus », bon… moi j’avais à peine 30 ans et j’étais très fière de pouvoir venir en aide aux anciens.
    En plus, Paul Ramadier, le ministre des Affaires économiques, avait affirmé que ça serait une taxe temporaire… Bah, il a duré quarante-quatre ans le temporaire ! Pendant quarante-quatre ans j’ai payé cette vignette ! Alors merci !
    Surtout que les anciens n’en ont presque jamais vu la couleur, vu qu’au bout de trois ans, le Premier ministre, Michel Debré, a annoncé que le produit de la vignette serait finalement « acquis au budget de l’État… », qui le reverserait au Fonds national de solidarité. Enfin, en partie… Enfin, en petite partie… Que les vieux se fassent dépouiller comme ça, ça a fait du foin, pendant toutes ces années. Mais ça n’a jamais rien changé.
    Ensuite en 1991, quand ils ont créé la CSG, la contribution sociale généralisée pour financer la branche famille, en remplacement des cotisations patronales d’allocations familiales, bon… sans râler, j’ai payé !
    Surtout que ça ne devait durer que cinq ans. « Une contribution transitoire » qu’ils disaient… et puis 1,1 %, c’était supportable. Seulement vingt-sept ans plus tard, elle transite toujours la CSG !
    Et elle a grimpé à 9,2 % pour les salariés et 8,3 % pour les retraités. Par étapes, bien sûr, c’est moins voyant.

    En 1993, elle est passée de 1,1 à 2,4 %. Pour alimenter en plus le Fonds de solidarité vieillesse. Y’avait pas déjà la vignette pour ça ? Chuuuuut, arrêtez d’être insolents !
    En 1997, elle augmente encore pour financer, en plus, la branche maladie : on en est à 3,4 %.
    En 1998, toujours pour la branche maladie, elle passe à 7,5 %, etc., etc.
    Bref, la protection sociale ne s’est pas redressée, et ce qui devait être temporaire est devenu… un impôt de plus.
    Ah bah oui ! La CSG, ça rapporte plus que l’impôt sur le revenu aujourd’hui.
    Si on vous demande combien vous payez d’impôts par an, vous savez le dire. Mais si on vous demande combien vous payez de CSG, vous savez ?
    Chez moi on disait : « C’est tout un art de plumer l’oie sans la faire crier.» Alors qu’il y aurait de quoi hurler.
    Et puis en 1996, rebelote avec la CRDS, la « contribution à la réduction de la dette sociale ».
    J’ai payé. (Mais j’avoue, j’ai râlé.)
    À cette époque, les déficits sociaux s’élevaient à un montant estimé entre 30 et 38 milliards d’euros.
    Oui, parce que nous, si on se trompe de dix euros dans notre déclaration de revenus, on risque une amende, mais eux, un flou de 8 milliards, ils ont le droit… Toujours est-il qu’ils avaient tout bien calculé : en treize ans, tout serait remboursé.
    La CRDS devait disparaître le 31 janvier 2009.
    Mais voilà-t’y pas qu’en septembre 1997, le gouvernement Jospin annonce 13 milliards d’euros supplémentaires de dettes, qui correspondaient aux déficits sociaux non financés des années 1996 à 1998.
    Alors, ils ont tout bien recalculé, finalement pour tout éponger il fallait prolonger… jusqu’au 31 janvier 2014.
    Mais voilà-t’y pas qu’en 2004, le plan de redressement de la Sécurité sociale concocté par Philippe Douste-Blazy annonce 50 milliards d’euros supplémentaires de dette à rembourser.
    Alors, ils ont tout bien re-recalculé… et ils ont vu que finalement, la Trinité était la meilleure date pour arrêter la CRDS. Donc, on la paye toujours…………
    Et puis, en 2004 , Raffarin a inventé la « journée de solidarité »,
    vouée à « l’autonomie des personnes âgées ».
    Moi, ça va, j’étais déjà à la retraite, mais vous, vous avez travaillé… sans être payés !
    Et en 2013, une nouvelle taxe pour les retraités. CASA, ça s’appelle. C’est la « contribution additionnelle de solidarité à l’autonomie », 0,3 % sur les retraites, pensions d’invalidité, allocations de préretraite.
    C’est-à-dire qu’ils font payer les vieux pour que les vieux soient autonomes !
    C’est pas du bon foutage de gueule, ça ? Et on continue. En 2013, toujours, M. Jean-Marc Ayrault nous gèle les retraites complémentaires…………….
    Et comme ça ne s’arrête jamais, maintenant, parce que j’ai 1 247 euros de revenu fiscal par mois, j’ai une augmentation monstrueuse de la CSG : 25 % d’augmentation !
    Ah ben oui, on nous a dit 1,7 % , mais c’est pas 1,7 % de ce qu’on payait, c’est le taux qui augmente de 1,7 %
    Bref, nous les vieux, on est passés de 6,6 % à 8,3 % de CSG , ça nous fait 25 % dans les dents….enfin celles qui nous restent.
    Et maintenant, la cerise sur le pompon : on nous annonce que nos retraites vont être revalorisées de 0,3 %.
    Cinq fois moins que l’augmentation dont on aurait dû bénéficier si le code de la Sécurité sociale avait été simplement respecté, puisqu’il prévoit que les pensions soient revalorisées du montant de l’inflation moyenne sur l’année pour éviter toute dégradation du niveau de vie.
    Et l’inflation prévue d’après l’Insee est de 1,6 %
    Et Bruno Le Maire ose dire sur RTL : « Mais ils ne seront pas perdants, leur pension de retraite continuera à être revalorisée. » Il croit qu’on est tous gâteux ou quoi ?
    Je n’ai que mon certificat d’études, mais y’a pas besoin de sortir de Polytechnique pour comprendre qu’une hausse de 0,3 % des pensions, quand les prix augmentent de 1,6 %, revient à une baisse du pouvoir d’achat.
    D’après le baromètre de l’institut Elabe, publié le 6 septembre, 72 % des retraités déclarent ne pas avoir confiance dans le chef de l’État, alors qu’ils étaient 44 % en janvier et 35 % lors de son élection. On se demande vraiment pourquoi Un type qui pour se faire élire déclarait chez Jean-Jacques Bourdin en décembre 2016 : « L’engagement que je prends ici devant vous, c’est que, avec moi, toutes les petites retraites auront leur pouvoir d’achat protégé. »
    Et sur RMC encore, en février 2017 : « Je ne veux pas, moi, faire d’économies sur le dos ni des retraités, ni de celles et ceux qui sont à quelques années d’aller à la retraite. »

    Et au 20 heures de France 2 en mars 2017 : « Je ne touche pas à la retraite de celles et ceux qui sont aujourd’hui retraités. Leur retraite sera préservée. Il n’y aura pas de perte de pouvoir d’achat, c’est essentiel ! »
    Alors je pose la question : 72 % qui n’ont pas confiance, comment est-ce possible ?
    Comment peut-il se trouver encore 28 % de retraités qui lui fassent confiance ? …
    Toute ma vie, j’ai payé pour aider les vieux et maintenant que je suis vieille, il faut que je paye pour aider les jeunes ? Que vont-ils nous inventer encore ???
    Question au Sénat : quand nous laisserez-vous tranquilles afin que nous puissions mourir dignement après une vie de labeur ?

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