Alors que de nombreux rapports évoquent la perte d’autonomie des personnes âgées et le vieillissement de la population, le 25 novembre 2021, la cour des comptes publie une étude dans laquelle elle déplore que ce sujet occupe “une place marginale dans les politiques publiques.


Pour la Cour des comptes, le dispositif de prévention de la perte d’autonomie ne semble pas apte à faire face au défi du vieillissement de la population. En son état actuel, le dispositif français de prévention n’apporte pas la démonstration de son aptitude à faire face aux problèmes à venir. L’institution financière propose de construire une offre graduée et de clarifier le rôle des “très nombreux” acteurs.


Des résultats « médiocres », des acteurs « dispersés », une concertation insuffisante… C’est un bilan particulièrement critique de la politique française de prévention de la perte d’autonomie que dresse la Cour des comptes dans son rapport. La dispersion des intervenants réduisant les effets d’une politique pourtant consensuelle sur le fond.


Autant de constats qui la poussent à observer que le dispositif actuel « n’apporte pas la démonstration de son aptitude à faire face aux problèmes à venir. Ce alors que la France est confrontée au vieillissement de sa population, le nombre de personnes âgées de plus de 85 ans devant doubler d’ici à 2050.


D’autant que le pays connaît un paradoxe : si on y vit plus longtemps qu’ailleurs en Europe, on y vieillit souvent en moins bonne santé. Or, la cour des comptes a calculé qu’un gain d’un an d’espérance de vie sans incapacité (EVSI) ferait économiser 1,5 M€ en dix ans à l’assurance-maladie (2021-2031).
1,5 Me c’est aussi ce que l’on dépense chaque année pour prévenir la perte d’autonomie, estime la commission.


La cour des comptes désigne donc les politiques prioritaires : plus de logements adaptés ; en simplifiant l’accès aux aides ; une vraie stratégie de réduction de chutes ; une incitation financière aux médecins pour détecter les signes annonciateurs de la dépendance.
Elle recommande aussi de construire une offre graduée de prévention de la perte d’autonomie que chaque département serait chargé de mettre en œuvre. La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie leur affecterait des crédits en fonction du respect des objectifs.

Michel GABET

Crédit photo : Photo de Ivan Samkov provenant de Pexels

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