HISTORIQUE

Union Nationale des Retraités de la Police Nationale, fondée dans les années 1950 par une poignée d’irréductibles « ex-syndicalistes », retraités de la police nationale est une association placée sous l’égide de la loi 1901.

 Les Présidents de l’U.N.R.P depuis 1958 ont été :

– Marcel BOUDÉ, du 14 février 1958 au 4 avril 1968

– Léon JEUNOT, du 5 avril 1968 au 28 avril 1971

– Gaston POURRAT, du 29 avril 1971 au 1er juillet 1974

– Maurice GÉRARD, du 2 octobre 1974 au 4 avril 1979

– Albert MAZEAU, du 5 avril 1979 au 20 avril 1992

– Joseph LE GARREC, du 12 mai 1992 au 27 avril 2005

– René ESPANOL du 28 avril 2005 au 30 mai 2013

– Marc PALLUAUD du 30 juin 2013 au 18 mai 2017

– Maurice LAGENEBRE depuis le 18 mai 2017

Après s’être stabilisés entre 1981 et 1991, les effectifs actuels semblent s’équilibrer entre 15.000 et 16.000. La décroissance observée depuis 1991 s’explique par une période creuse de départs à la retraite, les trop nombreux décès non compensés par des adhésions, la désagrégation ainsi que l’éparpillement syndical qui engendrent désaffection et désintérêt. Un sursaut, un ressaisissement, une prise de conscience est à espérer de la part des milliers de policiers qui partent ou vont partir dans les toutes prochaines années. Les responsables et les adhérents de l’U.N.R.P ont un devoir d’information, de propagande, de recrutement auprès de ces ‘’jeunes’’ retraités afin qu’ils rejoignent l’Union et en assurent la pérennité.

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Le 13 décembre 1971, le Conseil d’Administration décidait la création du journal ‘’Retraités Police’’. Le N° 1 de ce bulletin trimestriel sortait en juillet 1972 et n’a cessé depuis de se modifier, de s’améliorer, tant sur le fond que sur la forme et est devenu le document attendu chaque trimestre par les adhérents de l’U.N.R.P., satisfaits pour une large majorité d’entre eux.

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La décision d’achat du Centre de Cavalaire est prise le 28 septembre 1978. Le centre est ouvert au printemps 1981.

La capacité du Centre Louis Bonnevie à Cavalaire s’avère insuffisante. L’A.N.A.S. propose à l’U.N.R.P en 1981, de participer à l’acquisition de l’hôtel des Sirènes à Hyères la Capte, en échange d’une occupation des locaux, au prorata du montant de la participation de l’Union. L’U.N.R.P participe à cet achat pour un million de francs et il est mis à sa disposition 10 chambres et deux studios. La capacité locative vacancière totale de l’U.N.R.P est de 10 chambres, 12 studios et 1 appartement.

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La représentation des retraités constitue un but essentiel pour notre Union, et se situe sur deux plans :

– au niveau national (la Commission Nationale d’Action Sociale – C.N.A.S. – du Ministère de l’Intérieur.)

– au niveau départemental (les Commissions Départementales d’Action Sociale – C.D.A.S.) afin de traiter de l’action sociale du Ministère de l’Intérieur en faveur ‘’des retraités et de leur famille’’ comme le prévoit l’Arrêté Ministériel du 19.04.79.

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L’U.N.R.P SYNDICAT ?

L’Union Nationale des Retraités de la Police a été créée le 14 février 1958 (J.O. du 13.3.1958) et placée, à contrecœur, sous l’égide de la loi 1901. De par la volonté, les convictions de ses fondateurs, elle était profondément, viscéralement, essentiellement une organisation syndicale, revendicative ; ce n’est qu’après quelques années d’activité qu’elle découvrit la voie sociale.

En ses premières années, l’U.N.R.P allait avoir une activité essentiellement revendicative, au sein des différentes Fédérations de Syndicats Policiers : à la F.N.A.P. de 1957 à 1960 et à la Fédération Autonome des Syndicats de Police (F.A.S.P.) de 1970 à 1995.

Au cours des quarante dernières années, il est objectivement incontestable que la situation des retraités, en général, et celle des retraités de la police en particulier, s’est sensiblement améliorée. Il faut dire que les retraités d’il y a quarante ans se trouvaient en miséreuse posture.

Partant de très bas, les choses ne pouvaient que s’améliorer… et elles s’améliorèrent grâce à des avancées successives, obtenues, plutôt arrachées par une action syndicale permanente, dure, pugnace, longue, paraissant interminable mais finalement payante (ex. : la mensualisation des pensions – l’abattement fiscal).

D’autres avancées, plus spécifiques sont à créditer aux organisations syndicales de la Fonction Publique (intégration de l’indemnité de résidence).

Celles concernant exclusivement les policiers furent prises en compte par les syndicats de policiers (parité Sûreté Nationale/Police Parisienne ; parité Gendarmerie/Police, etc.)

Il faut accorder une mention spéciale à la fabuleuse intégration de l’indemnité de sujétions spéciales obtenue par la F.A.S.P.

Ces acquis sont-ils définitifs ? Certains le paraissent, pour d’autres, la vigilance s’impose. Le patronat, qu’il soit public ou privé a toujours tenté de récupérer d’une main ce qu’il avait donné de l’autre.

Dans ce chapitre consacré aux avancées, aux acquis, il manque une revendication inscrite depuis plus de 50 ans et qui n’a pas avancé d’un pouce : l’augmentation du taux de la pension de réversion ! Ce problème est un échec cuisant et sans être particulièrement pessimiste, on peut craindre que le compteur reste, longtemps encore, bloqué à 50%.

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 La classification fixée par la loi N° 48-1504 du 28 septembre 1948 a le mérite d’une clarté imposante, sans doute plus compréhensible et efficace que l’atypie : ‘’… les personnels de police constituent dans la Fonction Publique une Catégorie spéciale (extrait de l’article 1er de la loi 48-1504.)

‘’… les personnels ‘’de police’’ sont classés HORS CATÉGORIES pour la fixation de leurs indices de traitement.’’ (extrait de l’article 3).

Ces arguments pouvant être solidement opposés à ceux qui arguent que si l’on accorde un avantage spécifique aux fonctionnaires de police, il faudra l’accorder à l’ensemble de la Fonction Publique.

Ces ‘’avantages’’ ont été consentis en échange du droit de grève et de l’interdiction de tout acte collectif d’indiscipline caractérisé.

Certains les ont lourdement payés (révocations – mutations).

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Nous avons obtenu, par la réelle efficacité, l’efficience de l’action syndicale, l’amélioration de nos conditions d’existence grâce à l’exhaussement sensible de nos pensions. Toutefois nous ne pouvons nous contenter de constater les avancées et nous laisser vivre ‘’quiètement’’.

Nous devons continuer la lutte pour le maintien de nos acquis .

Notre charte revendicative comporte des objectifs, peu nombreux mais extrêmement importants :

– La défense du code des pensions civiles et militaires

– Le maintien et l’augmentation de notre pouvoir d’achat

– Le maintien de notre régime spécial de retraite

– La prise en charge de la Dépendance par la Solidarité Nationale

– La représentation des retraités au sein des organismes qui traitent des problèmes de retraités

– L’augmentation du taux de la pension de réversion

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Que reste-t-il de l’état d’esprit revendicatif et combatif de nos aînés, leur besoin de rester groupés, unis, solidaires, d’adhérer pour se battre, ‘’tous ensemble’’, afin d’améliorer leurs invivables conditions matérielles ? Que reste-t-il de nos jours de cet état d’esprit ? Pas grand chose ! L’individualisme, l’égoïsme, l’éparpillement syndical sont passés par-là !

Mais tout n’est pas perdu. Il faut croire à un sursaut, à une prise de conscience, au réveil des somnolents. L’exclusion des retraités, sa mise au pilori, la cascade des prélèvements, les menaces sur les retraites, celles qui sont tombées, celles qui sont suspendues à un crin, comme l’épée de Damoclès, indiquant qui nous sommes sur une phase descendante. Ce n’est pas tout à fait la chute libre mais cela commence à y ressembler. Gare !

L’orchestration médiatique concernant la prospérité (?) des retraités (augmentation des pensions – accroissement du pouvoir d’achat des retraités – la progression plus rapide des retraites que celle des salaires (?) – les voyages des retraités – les gueuletons des retraités – l’épargne des retraités – etc.) a porté ses fruits, elle a consacré, ratifié, officialisé la fracture actifs-retraités. Et dire que pendant la campagne des élections présidentielles, un candidat Président a déclaré : ‘’il est malsain de vouloir dresser les Français les uns contre les autres’’.

Tout est OK. On peut nous taper dessus, personne ne s’en émouvra, ni les actifs, ni pour l’instant encore, bon nombre de retraités… jusqu’à ce que la pâtée se raréfie !

Alors, peut-être l’histoire repassera-t-elle les plats, les retraités s’uniront, se regrouperont, s’extrairont de leur torpeur, retrouveront, malgré les ans, leur combativité d’antan.

Faudra-t-il pour cela, attendre qu’ils soient dans la dèche ?

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Ce condensé n’est que le pâle reflet du document écrit par Jean LAUTIER ‘’L’U.N.R.P.N. à 40 ans – 1958-1998’’.